Une bande dessinée extrêmement exigeante sur le fond sans être chiante, comme quoi tout est possible.
J'ai ensuite cherché dans Google images des images qui se rapportaient, de loin, aux sus-dites étapes, mais qui conservaient toujours un rapport avec elles. De fait j'ai crée un décalage entre le sujet traité et sa forme, ne revenant véritablement à ce qui m'intéresse qu'à la fin(la dernière image) du clip. Par ce procédé j'ai voulu rendre compte de la difficulté qu'il y a à pouvoir approcher la question de la peine de mort. C'est une question des plus délicates qu'on ne saurait réfléchir à la va-vite ou sous l'emprise de la colère. Je serais ainsi porté à considérer le point de vue du père choisi par Sardou pour sa chanson comme trop "facile", irréfléchi. Mes images approchent chaque fois plus ou moins la question comme pour témoigner de cette incapacité. La dernière n'est à ce titre pas exempte d'équivocité puisqu'elle n'est pas une simple illustration, nous montrant Saddam Hussein la corde au coup, nous forçant à réfléchir sur la légitimité de cette éxécution, à propos de laquelle les pays occidentaux, eux-même souvent abolitionnistes, n'ont pas fait beaucoup de commentaires.
Ayant écouté la version chantée par Sardou (Vous la trouverez en cherchant sur radio.blog.org) je l'ai trouvé très rythmée (trop), elle donnait l'idée d'une chanson chantée sous le joug de la colère, avec beaucoup de passion, une passion qui ici, laisse, selon moi, peu de place à la raison(Sardou fustige d'ailleurs les philosophes dans ce texte.). J'ai donc voulu rendre ce texte funky, rythmé et dans ce cas précis idiot, à côté de la plaque, hors sujet.
Je vais sûrement réaliser un battle de rap Sardou-Hugo.. ça va donner.
J'ai enfin trouvé mon texte pour le thème du conflit, une chanson de Michel Sardou datant de 1976 intitulée "Je suis pour". Cette chanson est extraite de l'ablbum La vieille sur lequel est aussi présente la chanson "le temps des colonies". La chanson a suscité une vive polémique à sa sortie mais fut, à l'inverse du "temps des colonies" largement diffusée sur les antennes. Sardou y parle au nom du père d'un enfant assassiné, défendant la légitimité de la vengeance, faisant l'apologie de la peine de mort.
Tu as volé mon enfant,
Versé le sang de mon sang.
Aucun Dieu ne m'apaisera.
J'aurai ta peau. Tu périras.
Tu m'as retiré du cœur
Et la pitié et la peur.
Tu n'as plus besoin d'avocat.
J'aurai ta peau. Tu périras.
Tu as tué l'enfant d'un amour.
Je veux ta mort.
Je suis pour.
Les bons jurés qui s'accommodent
Des règles prévues par le code
Ne pourront jamais t'écouter,
Pas même un christ à tes côtés.
Les philosophes, les imbéciles,
Parc'que ton père était débile,
Te pardonneront mais pas moi.
J'aurai ta tête en haut d'un mât.
Tu as tué l'enfant d'un amour.
Je veux ta mort.
Je suis pour.
Tu as volé mon enfant,
Versé le sang de mon sang.
Aucun Dieu ne m'apaisera.
J'aurai ta peau. Tu périras.
C'est trop facile et trop beau.
Il est sous terre. Tu es au chaud.
Tu peux prier qui tu voudras.
J'aurai ta peau. Tu périras.
Tu as tué l'enfant d'un amour.
J'aurai ta mort.
Je suis pour.
Texte de Prévert modifier pour une lecture sur le conflit
Je suis … seul
TU N’ES PAS LE SEUL
Tu n’es pas LE seul, tu ne l’es pas.
Tu nais seul, tu es seul et tu n’es pas le seul.
QUI ES-TU ? Qui hais-tu ?
Est-ce que je sais qui c’est, tu ?
Et Je, et Il, et Elle, et Je-tu-il ?
Et si je tue il que dit elle ?
Que dit tel ?
Et tel autre ?
Elle…Elle ne dit - rien si elle s’est tue.
- tout si elle sait tu.
Elle ne dit rien
me dit rien
ne dit rien
Devant un miroir je suis deux
Oui…
Mais qui es-tu, hein ?
Qui es-tu un ?
Hein qui es-tu deux ?
Et qui es-tu d’eux ?
Je suis un… Quiet quand je suis un et inquiet quand je suis deux.
Un autre conflit, avec cette-fois-ci l'usage de la typographie, a partir d'un dialogue conflictuel tiré de l'ouvrage "Parlez moi d'amour" de Raymond Carver. Je n'ai plus le livre donc vous n'aurez pas le texte écrit. Je n'ai pas le temps de travailler le son, ca demande du temps!
